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[Croisières] Egypte

Mon voyage en Egypte - 2ème partie

lundi 27 novembre 2006, par Amatxi

Après avoir vu le nord de l’Egypte, nous allons vers le sud pour visiter les nombreux monuments construits par les pharaons tout au long de leurs règnes successifs.


La croisière

La croisière va se dérouler de la manière suivante : Départ de Louxor, puis Edfou, Assouan et visite d’Abou Simbel. Retour vers Louxor en passant par Kom Ombo et Esna.

Le Nile Goddess - notre bateau

Nous partons du Caire à 5h.30 du matin pour rejoindre l’aéroport. En 55 minutes nous sommes à Louxor. Il y fait très beau et les températures sont douces bien qu’on soit en janvier.

Un bus nous amène au bateau ( le Nile Goddess) et nous pouvons nous installer dans notre cabine pas très spacieuse mais confortable, avec la salle de bain. Puis nous nous retrouvons au restaurant du bord qui a pour nom “Magnolias Restaurant”.

Louxor

Dans l’antiquité, Louxor se nommait Waset, puis les Grecs l’ont appelée Thèbes et enfin les Arabes, Louxor.

L’après midi, nous visitons Louxor en calèche. Malheureusement, certains chevaux ne sont pas bien traités. Ils sont maigres ou blessés. Le nôtre est en pleine forme, bien nourri. Tant mieux. nous passons dans de nombreuses petites rues. Les gens que nous croisons nous regardent tantôt avec curiosité, tantôt avec agressivité. Ils sont pauvres pour la plupart et nous n’osons pas les photographier. Par contre, la nouvelle ville est plus jolie, les magasins sont bien achalandés et les habitants sont habillés plus correctement. C’est incroyable, car deux mondes complètement différents, se cotoient journellement.

Plus loin, vers les champs, nous avons vu un système d’irrigation. C’est le même qu’au temps des pharaons : Un bovin fait tourner une roue, qui entraîne un axe où sont accrochés des godets. Ceux-ci remontent l’eau du puits qui s’écoule et passe dans des canaux. Ces canaux se ramifient dans les champs. Tout le long du Nil, nous verrons d’autres façons de faire, un peu plus modernes. Les paysans utilisent des moteurs qui pompent l’eau du fleuve, et comme précédemment, elle passe dans les canaux.

Puis nous allons voir une petite église copte (Les coptes sont les chrétiens d’Egypte). Elle est décorée de très jolies peintures.

De retour au quai et en attendant l’heure du repas, nous buvons le thé à la menthe à la terrasse d’un petit café. Certains fument le narguilé (ou chicha).

Le soir,après le repas, le commandant et son équipage nous acceuillent sur leur bateau avec le verre de l’amitié. (avec ou sans alcool). Toute la soirée est très agréable et nous rejoignons notre cabine, fatigués.

Edfou

La croisière commence. Nous navigons toute la nuit et, à notre réveil, vers 7h., nous sommes à l’écluse d’Esna, jolie petite ville que nous visiterons au retour.

Nous passons notre pemière matinée à flaner sur le bateau afin de connaître un peu mieux les lieux. Puis, sur le pont supérieur, nous admirons les rives du Nil.Le paysage est surprenant : le long du Nil, sur une bande relativement étroite, la végétation est luxuriante. Tout est bien vert, mais juste derrière s’étend le désert. Il fait très beau et chaud. Nous en profitons pour nous allonger sur les transats et nous faire bronzer. Nous croisons, tantôt d’autres bateaux de croisière, tantôt des barques de pêcheurs tellement petites qu’elles paraissent minuscules au milieu de l’immensité du fleuve.

Arrivés à Edfou, nous partons visiter le temple d’Horus. Horus est l’un des nombreux dieux égyptiens. Il est le fils du dieu Osiris et de la déesse Isis. Il est le protecteur du pharaon et, est représenté sous la forme d’un faucon. Le temple est gigantesque, comme tous les temples que nous verrons au cours de notre périple. Les hiéroglyphes sont très bien conservés. Comme beaucoup, il comprend plusieurs pylônes (portail monumental entouré de 2 tours), une cour à colonnades (1 colonnade sur 3 côtés). Devant le vestibule à 12 colonnes, un grand faucon portant la couronne de Haute et Basse Egypte. Dans la salle hypostyle, il y a 12 colonnes à chapiteaux en forme de fleurs. un naos (lieu où se trouvait le dieu et où il était vénéré par les prêtres). Notre guide nous explique plusieurs scènes hiéroglyphiques.

Puis, nous retournons au bateau à bord des calèches qui nous ont amenés, et là encore, il faut donner un backchich.

Nous prenons notre dîner à bord et la navigation reprend tranquillement vers Assouan.


Assouan

Il y a des matins difficiles, surtout quand on doit se lever à 5h.45. Nous partons une heure plus tard, en bus, pour le temple de Philaé. A la suite de la construction du grand barrage d’Assouan, certaines îles comme l’île de Philaé devaient se retrouver sous les eaux. Afin de ne pas perdre ce patrimoine, tous les temples ont été démontés puis remontés sur l’île d’Agilka. Travail pharaonique, parfaitement réussi par l’UNESCO en 1980. Ce temple est dédié à la déesse Isis. Tout le site est tellement beau que je n’ai pas de mots pour le qualifier. La construction a eu lieu entre 330 et 30 avant J.C. L’ensemble comprend le temple lui-même avec ses pylônes, un dromos (cour)avec un portique de 32 colonnes. A côté trône le kiosque de Trajan (époque romaine), c’est un portique de 14 colonnes à chapitaux autrefois recouvert d’un toit en bois.

Nous sommes allés, ensuite, sur le grand barrage. Il est absolument interdit de filmer ou de prendre des photos. Des caméras sont installées un peu partout, et si quelqu’un passe outre, son appareil photo est confisqué. Des policiers nous suivent de près : impossible de désobéir.

Nous retournons à bord pour le déjeûner, et l’après-midi, nous nous dirigeons vers l’île Eléphantine (ainsi dénommée car elle a la forme d’une tête d’éléphant)pour visiter un village nubien. Nous traversons le Nil à bord d’une embarcation à moteur. Deux enfants nous rejoignent sur une toute petite barque et nous chantent : "Alouette, gentille alouette ...". Tout cela pour récupérer quelques pièces. Nous allons chez l’habitant et ils nous expliquent leur façon de vivre complètement différente de la nôtre. La maison est originale : la cuisine est située dans la cour, les chambres sont à l’étage et les toits plats servent de terrasses. La pièce à vivre est petite, les murs très épais pour les isoler de la chaleur. Chaque pièce ne comprend que le strict minimum . Tout est complètement différent de chez nous et comme dépaysement, je crois qu’on ne peut pas trouver mieux. La maîtresse des lieux nous offre le thé à la menthe ou au karkadé (au choix).

C’est la fin de l’après-midi et nous grimpons sur les hauteurs d’Assouan pour voir le soleil se coucher. En passant devant l’hôtel “Old Cataract”, le chauffeur de bus s’est arrêté pour nous montrer la résidence de villégiature du président F. Mitterand. Il avait du goût, l’endroit est splendide !

Avant de revenir vers le Nile Goddess, nous avons quartier libre et nous faisons des achats au souk d’Assouan. Evidemment, nous n’échappons pas aux demandes de backchichs. Nous avons bien ri encore cette fois.

Nous sommes rentrés pour le dîner, puis nous assistons à une soirée nubienne avec des chants, des danses, etc... Nous avons participé aux danses. C’était vraiment sympathique.

Nous avons gardé un très bon souvenir d’Assouan. La ville est belle, les habitants sont très gentils, calmes. C’est un endroit magnifique où il doit faire bon vivre. J’aimerais beaucoup y retourner.


Abou Simbel

Malgré notre coucher tardif, nous nous sommes levés à 2h.15 pour partir 1 heure plus tard, en bus, vers Abou simbel. Ces temples se trouvent à 850 km du Caire et à environ 3 h. d’Assouan. Il nous faut traverser le désert et par sécurité, nous roulons en convoi d’une douzaine de bus, escortés par la police.

Nous arrivons à 7h.et il fait très frais. Mais la température va vite s’élever.

Ce que nous voyons est grandiose. Deux immenses temples directement taillés dans la roche. C’est le pharaon Ramsès II qui a commandé ces ouvrages : Un grand pour lui : il y a 4 statues colossales du roi de 21 m. de haut qui encadrent l’entrée. On entre dans une grande salle hypostyle (avec 8 colonnes). Les murs sont couverts de bas reliefs qui décrivent les campagnes militaires de Ramsès II. Puis, nous traversons un vestibule pour nous retrouver dans une petite salle et devant le sanctuaire où la statue du pharaon est aux côtés de 3 dieux. L’orientation du temple est disposée de telle manière que, deux fois par an, aux solstices d’hiver et d’été, le soleil éclaire leurs visages. N’oublions pas que le soleil était un de leurs dieux : Ra.

Le second temple est plus petit. Il est consacré à la déesse Hathor (représentée par une tête de vache, divinité céleste). Logées dans plusieurs niches et mesurant 10 m. de haut, les statues de la façade représentent Ramsès et Néfertari, son épouse. C’est un fait exceptionnel, car les statues sont de même taille, contrairement aux conventions de l’époque, ce qui témoigne de l’importance et du prestige de la reine. La grande salle dans laquelle nous entrons comprend 6 colonnes. Les parois sont décorées de scènes d’offrandes faites par le roi et la reine. Puis un vestibule débouche sur le santuaire.

Comme pour le temple de Philaé, Abou Simbel a été déplacé 64 m. plus haut afin que les eaux du Nil ne les engloutissent pas, suite à la construction du barrage d’Assouan. Les statues et les murs ont été séparés à la scie de la falaise. La restauration a été terminée en 1980.

Nous reprenons le bus vers Assouan, toujours en convoi, toujours escortés par la police. En traversant le désert, nous passons le tropique du Cancer. La chaleur est devenue insuportable, et, pour notre malheur, la climatisation du bus est en panne.

Nous arrivons à 12h.30. Nous partons faire une promenade en felouque autour de l’île Eléphantine. C’est très agréable. Pendant notre déjeûner, le bateau repart vers Kom Ombo où nous arrivons en fin d’après midi.


Kom Ombo

Le nom de Kom Ombo vient de l’égyptien Noubt qui signifie : le ville de l’or. Ce qui rappelle l’importance de ce centre pour le commerce de l’or. Le temple a été commencé quelques siècles avant notre ère et terminé à l’époque romaine. Il est consacré au dieu crocodile Sobek et à Haroéris (le faucon). Comme dans tous les temples, les murs sont couverts de hiéroglyphes, et sur l’un d’entre eux, sont présentés les instruments chirurgicaux de l’époque. La vue de ce mur donne des frissons. Le soir tombe et, avec le soleil couchant et les lumières, le site paraît féerique. Il est temps de rentrer dans nos cabines pour nous changer car ce soir, c’est la fête. Nous prenons notre dîner, déguisés, puis nous nous rendons au salon pour danser et nous amuser. Malgré notre réveil très matinal, nous nous couchons tard dans la nuit. Pendant ce temps, la navigation a repris vers Esna.


Esna

Le matin suivant,c’est relax sur le pont supérieur. Jusqu’à midi, nous profitons du soleil. Les organisateurs ont prévu un barbecue sur le pont : déjeûner oriental. Nous nous sommes régalés. Après le repas, nous partons en promenade dans un quartier d’Esna.Nous passons devant un très joli temple, sans nous y arrêter car il est fermé pour cause de travaux.Il date du 1er siècle avant notre ère et, est consacré à Knoum (le potier divin). Nous entrons dans un souk. Les ruelles sont de la terre battue et au milieu, passe une rigole, comme au Moyen Age. Les enfants sales,pieds nus, paraissent un peu à l’abandon et réclament de l’argent, des bonbons. Les commerçants étalent leurs marchandises par terre. Un boucher a posé sa viande sur un étal, sans protection, ce qui fait la joie d’un bon nombre de mouches. Plus loin, sont exposés des légumes. Nous n’avons jamais vu du légumes aussi gros : des choux, des carottes, etc.. énormes. Nous allons voir aussi un pressoir, vieux de 2000 ans, toujours en service.Ils fabriquent de l’huile de graines de laitues. Puis, nous regardons un repasseur qui augmente la pression du fer avec son pied. Pour humidifier le tissu, il prend de l’eau dans sa bouche et asperge.C’est original. Il est tout fier de se faire photographier.(Nous l’avions déjà vu dans un reportage télévisé.) Nous retournons sur le Nile Goddess car la navigation vers Louxor va reprendre. Pour cela nous devons franchir la fameuse écluse d’Esna. Il paraît que certains voyageurs attendent parfois 5 h. avant de passer car il y a de longues files de bateaux. Nous avons de la chance, pour nous c’est rapide. Nous arrivons à Louxor vers 21 h. Après le dîner, c’est une soirée danse du ventre qui est au programme.Ca paraît facile mais la danseuse a demandé à des touristes de venir essayer. Le résultat n’était pas terrible.


Retour à Louxor

L’ancienne Ouaset, que les Grecs ont appelées Thèbes, était le siège du culte d’Amon (le roi des dieux). Pour le glorifier, les Egyptiens ont construit le plus grand de tous les temples à Karnak.

La Vallée des Reines

Cette nécropole compte une centaine de monuments (dont des tombes des XVIIIè, XIXè et XXè dynasties). Les anciens Egyptiens appelaient cet endroit “Ta Set Néférou”, expression qui signifie “le lieu des enfants du roi”. Les princes et princesses étaient donc ensevelis avec les reines. Nous entrons dans la tombe du prince Amon Her Shep Shef ( fils de Ramsès III).Les peintures sont superbes, avec beaucoup de bleu. Elles sont restées intactes car la tombe n’a été découverte qu’en 1904. Puis nous allons dans celle de la reine Thiti. La visite dans la Vallée des Reines se fait rapidement. Nous ne pouvons malheureusement pas voir la tombre de l’épouse de Ramsès II, Néfertari. C’est la plus jolie tombe de ce site funéraire. Les autorités égyptienne ferment les tombes à tour de rôle, afin de limiter le nombre de visiteurs parce qu’il y a un risque de détérioration.

Deir El Médineh

A l’époque des anciens Egyptiens, ce village s’appelait “Ta Set Maât” que l’on traduit par “La Place de Vérité”. Ce bourg a été fondé, au début de la XVIIIè dynastie, pour loger les artisans qui travaillaient à la construction des tombes. Ce site (seul lieu habité à Deir El Médineh) est entouré par un mur de briques de 5 mètres de haut (à l’époque) et compte environ 70 maisons (ou ce qu’il en reste). Les sentiers que les ouvriers empruntaient pour aller dans la Vallée des Reines et la Vallée des Rois, existent toujours. A proximité du village sont creusées les tombes des artisans. Nous descendons dans celle de Sennedjem, “serviteur dans la Place de Vérité”, et de son épouse. La tombe est magnifique. Les couleurs des peintures sont intactes. Il est représenté travaillant dans les champs ou encore faisant des offrandes aux Dieux. A côté, se trouve la tombe d’Inerkaou, tout aussi jolie et également, couverte de peintures bien conservées. C’est dommage car nous n’avons pas pu prendre de photos. Ceci est interdit, car les flashs abîment les colorants.

Deir El Bahari

Juste à côté de la Vallée des Rois, Hatchepsout, femme pharaon, a demandé à un célèbre architecte, Sennenmout, de lui construire un temple. C’est un édifice grandiose comportant 3 terrasses successives adossées à une paroi rocheuse.Il subsiste encore des peintures dans une des chapelles. Hatchepsout a régné 20 ans, de -1479 à -1457 avant Jésus Christ.

En arrivant sur l’immense parking du site, nous avons dû attendre dans le bus pendant une dizaine de minutes. Une tempête de sable nous empêchait de voir à quelques mètres. C’est impressionnant car le ciel s’est assombri très vite, mais cela n’a pas duré longtemps.

La Vallée des Rois

La Vallée des Rois appelée par les anciens Egyptiens “Ta Sekhet-âat” (la Grande Prairie) est une profonde entaille dans la falaise calcaire. C’est au cours de la XVIIIè dynastie que Thoutmosis Ier et Hatchepsout, ont été les premiers souverains à y avoir fait creuser leur tombe. Dans cette vallée, 62 tombeaux sont connus dont certains restent inachevés. Le style de décoration varie selon l’époque mais les sujets sont toujours rattachés à la religion (Le Livre des Morts). Nous avons visité 3 tombeaux : ceux de Ramsès IV, de Ramsès IX et de Séthi II. La tombe de Séthi II, par exemple, est une longue galerie qui s’enfonce dans la roche avec une pente légère au début, qui s’accentue au fur et mesure que l’on avance. La chambre funéraire est tout au bout de ce long couloir, et comme dans les pyramides, plus on descend, plus il fait chaud.Des salles attenantes à la galerie sont ouvertes sur les côtés. Pour toutes, les murs sont plus ou moins couverts de hiéroglyphes. Beaucoup sont protégés pour que les touristes ne touchent pas, ce qui détériore les couleurs ou les écritures elles-mêmes. Nous n’avons le droit qu’à la visite de 3 tombes avec notre billet et, comme dans la Vallée des Reines, les plus jolies étaient fermées (alternance des visites, travaux, etc...)

Nous retournons déjeûner sur le bateau puis, l’après-midi, nous utilisons une barque à moteur pour aller dans une bananeraie. Nous commençons par la dégustation de bananes. Elles sont petites mais délicieuses. Les fleurs de bananiers sont très belles et énormes. Au retour, sur le Nil, nous avons la surprise de boire du thé préparé par les hommes de l’embarcation. C’était sympathique et original. Ensuite, nous avons eu quartier libre pour aller dans le souk de Louxor. Nous en avons profité pour acheter des souvenirs. Après le dîner, nous sommes partis voir le son et lumière du temple de Karnak. C’est très bien fait, très beau. C’est à voir, je ne peux vous raconter. Quand on sort de ce spectacle, c’est comme si on sortait d’un rêve et c’est avec des étoiles plein les yeux que nous nous sommes couchés.


Les temples de Louxor et de Karnak

Ouaset (Louxor), la grande capitale du Nouvel Empire, était le siège du culte d’Amon. Pour le glorifier, les égyptiens ont construit le plus grand de tous les temples à Karnak et pendant 16 siècles, les pharaons ont voulu y laisser leur empreinte en agrandissant ces édifices. Tous les ans avait lieu “la fête d’Opet”. La barque sacrée du dieu Amon était portée en grande pompe de Karnak à Louxor.A l’époque l’allée des sphinx reliait les deux temples, distants de 3 km.

Temple de Louxor

Long de 260 m., ce temple (l’Ipet Resyt) se compose au nord d’une partie construite par Ramsès II : le 1er pylône et la cour (dite de Ramsès II), suivie d’une grande colonnade datant de la fin de la XVIIIème dynastie puis de la cour d’Aménophis III et de son sanctuaire. 74 colonnes (environ 19 m. de haut et 10 m. de circonférence)sont érigées ainsi que 16 statues de Pharaon. De nombreuses fêtes y étaient célébrées tout au long de l’année. Sur le 1er pylône (grande porte), Ramsès II a demandé aux artisans de graver des scènes de la célèbre bataille de Qadech (dans l’actuelle Syrie), où il a battu ses éternels ennemis : les Hittites en 1274 avant J.C. Il a aussi fait dresser deux obélisques devant le pylône. Le pacha d’Egypte, Mehemet Ali, a offert l’un d’eux à la France en 1819. Celui-ci est installé sur la place de la Concorde à Paris.

Temple de Karnak

A 3 km au nord de Louxor, se trouve le site de Karnak (l’Ipet Sout), le plus grandiose et le plus complexe des ensembles religieux de l’Egypte ancienne. Il s’étend sur 300 000 m2. Il se compose de trois zones où furent élévés les temples dédiés à Montou, à Amon et à la déesse Mout (voir les explications sur les dieux à la fin). La partie principale est le grand temple d’Amon. Presque tous les pharaons ont voulu l’agrandir. L’édifice se compose de 4 cours, 10 pylônes, un lac sacré et beaucoup d’autres monuments. Il est orienté Est-Ouest avec les 4 premiers pylônes et suit la direction du soleil (axe solaire et céleste). La ligne Nord-Sud, avec les 7è, 8è, 9è et 10è pylônes est parallèle au Nil (axe réel ou terrestre). En franchissant le 1er pylône, on accède à la cour où Séthi II et Ramsès II firent construire 2 chapelles reposoirs pour les barques sacrées. La porte du 2è pylône est flanquée de plusieurs grandes statues de Ramsès II. Ensuite, on pénètre dans l’endroit le plus impressionnant du temple : la grande salle hypostyle avec 134 énormes colonnes de plus de 20 mètres de haut (50 personnes peuvent se tenir debout sur la colonne). Sa construction a demandé 100 ans. Le 3è pylône, construit par Aménophis III conduit au croisement des axes sacrés du monde : le terrestre et le céleste : 4 obélisques ont été construits à cet endroit. Entre les 4è et 5è pylônes (datant de Thoutmosis 1er) se trouve un vestibule transversal décoré des grandes colonnes. Là, Hatchepsout érigea 2 obélisques. Au 6è pylône, on atteint une chapelle construite vers 320 avant J.C. Le lac sacré borde le 7è pylône. Ses eaux servaient aux ablutions du clergé et à la navigation des barques divines. Puis on trouve les 8è et 9è pylônes. Le 10è est construit sur la muraille qui entoure tout le site de Karnak et de là part une allée de sphinx qui relie Karnak et Louxor. Sous Ramsès II, le temple employait plus de 20 000 personnes (d’après un papyrus).

En quittant ces temples, on ressent un bien-être, de la sérénité. Même les personnes qui ne sont pas accros à l’Egypte ancienne, ne repartent pas insensibles de ces endroits.

Apès déjeûner, nous avons l’après-midi libre. Nous nous promenons dans la ville de Louxor. Nous entrons dans une galerie où sont installés un grand nombre de commerçants. Notre guide surnomme cet endroit : "la galerie de l’arnaque". Nous y admirons un jeune homme qui créé des paysages et des animaux dans des flacons remplis de sable de différentes couleurs. Ca n’a pas l’air simple mais pour lui, ça ne pose pas de problème. Nous regardons de jolies choses dans les magasins, typiques de l’Egypte : des flacons ou des vases en verre souflé ,des chichas (narguilés)très bien décorés. Nous achetons des tee shirts en coton d’Egypte, très agréables à porter, etc....

Nous nous retrouvons tous, au restaurant pour le dernier repas sur le bateau. L’ambiance n’est plus la même. Puis nous regagnons nos chambres afin de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin.

A l’aéroport, notre guide "Manuel", vient nous dire au revoir chacun notre tour. Les adieux sont larmoyants. Pour moi, c’est difficile de quitter l’Egypte, ce pays qui me donnait tant envie de le visiter. Un événement nous a fait rire : en passant sous le dernier portique de sécurité de l’aéroport, mon mari a déclenché l’alarme. Bien sûr, il est obligé de vider ses poches. A part un mouchoir et une pièce de 1 euro, il n’y a rien. Bientôt, il ne lui reste plus que le mouchoir car l’euro est passé dans la poche du policier !! Pour couronner le tout, le décollage de l’avion est prévu avec 4 heures de retard. De retour à Paris, nous retrouvons mon fils Stéphane et son épouse qui nous ramènent à la maison. Notre fille nous a préparé un dîner sympa, et, ensemble, nous discutons tout en racontant notre périple.

Tout au long du séjour, la police a été omniprésente. Cela rassure, mais prouve aussi qu’il y a de l’insécurité. Partout, nous avons été sollicité pour les "bakchiches".

C’est vraiment un magnifique voyage dans un pays fascinant. Nous y découvrons la civilisation trois fois millénaire de l’ancienne Egypte. C’est un pays à voir et à revoir (pourquoi pas ?). Personnellement, je n’aurais rien contre.


La mythologie égyptienne

termes utilisés dans l’article

Amon : Dieu solaire et créateur à Thèbes sous le nom d’Amon-Ré et dieu dynastique de l’Egypre à partir du Moyen Empire. Lieu de culte principal : Karnak/Louqsor. Représentation : homme coiffé d’une couronne à deux hautes plumes.

Hathor : Epouse d’Horus Déesse aux fonctions multiples : divinité céleste, déesse des pays lointains, de la joie, patronne de la nécropole thébaine. Lieu de culte principal : Denderah Représentation : femme coiffée de deux cornes enserrant le disque solaire. Vache ou femme à tête de vache.

Horus : Fils d’Osiris et Isis Divinité aux fonctions multiples : dieu céleste et solaire, protecteur direct de la royauté égyptienne, représentant des dieux sur terre. Lieu de culte principal : Edfou Représentation : faucon

Haroéris : assimilé à Horus

Isis : Epouse et soeur d’Osiris Déesse universelle qui agit dans tous les domaines, aussi bien dans le monde des vivants que dans l’au-delà Lieu de culte principal : Philaë représentation : femme coiffée d’un siège à haut dossier.

Khnoum : Dieu créateur (Esna), patron de la cataracte et gardien des sources du Nil (Eléphantine). Lieu de culte : Esna et Eléphantine Représentation : bélier ou homme à tête de bélier.

Montou : Dieu guerrier de la région thébaine. Lieu de culte : Haute Egypte Représentation : homme à tête de faucon coiffé de la haute couronne à deux plumes.

Mout : Déesse adorée en tant que parèdre d’Amon. Lieu de culte principal : karnak/Louqsor Représentation : femme portant sur la tête une dépouille de vautour.

Osiris : Epoux et frère d’Isis Dieu des morts et maître de l’au-delà Lieu de culte principal : Abydos Représentation : homme momifié, coiffé de la couronne atef, tenant la crosse et le fouet croisé sur la poitrine.

Sobek : Seigneur des eaux. Lieu de culte principal : Kom-Ombo Représentation : crocodile ou homme à tête de crocodile.

Thot : Divinité aux fonctions multiples : dieu de la lune, de l’écriture et des sciences, patron des scribes. Lieu de culte principal : Hermopolis Représentation : homme à tête d’ibis ou de babouin.

Il existe de nombreux autres dieux et déesses. Si vous désirez des explications au sujet des pharaons, des reines ou d’autres dieux, vous pouvez me laisser un message et je vous répondrai.

Portfolio

Le Nile Goddess système d'irrigation Pêcheurs sur le Nil le dieu Horus le Temple d'Horus Temple d'Isis à Philaé Kiosque de Trajan à Philaé bateau de croisière et felouque Le Nil à Assouan Le grand temple d'Abou Simbel Abou Simbel : temple de Néfertari détail des hyéroglyphes une felouque temple de Kom Ombo Le vieux quartier d'Esna La mosquée d'Esna L'entrée du souk d'Esna Le repasseur l'écluse Le village des artisans entrée de la tombe de Sennedjem Temple d'Hatchepsout Peintures dans une chapelle du temple Entrée de la Vallée des Rois La fleur de bananier Plan du temple de Louxor Grande colonnade (Louxor) Cour d'Aménophis III (Louxor) Plan du temple de Karnak Statue de Ramsès II Colonnes de la salle hypostyle Somptueuses colonnes-salle hypostyle peintures au plafond -salle hypostyle Hyéroglyphes sur les colonnes-salle hypostyle obélisque près du 7è pylône Le lac sacré Mur d'enceinte du temple de Karnak L'allée des sphinx entre Louxor et Karnak Ramsès II entre Thot et Horus Vue de l'intérieur du bateau La déesse Hathor nous sourit quand on monte sur le pont supérieur Intérieur de la tombe de Sennedjem dans la vallée des rois Coucher de soleil sur le Nil 1er pylône-temple de Louxor 1er pylône et allée de sphinx (Karnak) son et lumière

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3 Messages de forum

  • Mon voyage en Egypte - 2ème partie

    12 octobre 2007 12:22, par cyrielle bonafos
    votre description de l’egypte me donne évidemment le goût d’y aller, ce que je compte faire en famille en avril 2008 pendant les vacances scolaires, nous avons un petit de 6 ans avec nous, pensez-vous qu’une croisière sur le nil avec extension au caire soit trop fatiguant pour lui ou devons-nous faire le caire ultérieurement ? , je ne sais que faire, je ne sais pas non plus avec quel organisme partir ; sti ? jet tours, léegypte autrement, il y a en a tant, que me conseillerez-vous ? merci de votre aide

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  • Mon voyage en Egypte - 2ème partie

    12 octobre 2007 18:48, par Amatxi
    Bonjour, Au sujet de l’organisme, je ne connais que STI. Je ne peux donc vous en conseiller un autre. Avec STI, nous n’avons eu aucun problème, toutes les formalités sont prises en compte. L’organisation était excellente, nous n’avons rien à leur reprocher. Pour votre fils, les levers matinaux risquent d’être un peu durs, mais tout dépend des guides. Le nôtre préférait partir le matin de bonne heure pour éviter la cohue des touristes sur les sites. Le Caire ne sera pas fatigant. Pour nous, ça a duré 3 jours. Puis à Louxor, le guide vous proposera des excursions supplémentaires que vous pourrez refuser. Si c’est le cas, vous pouvez rester sur le bateau, votre enfant pourra se reposer. Pour les sons et lumières, (il y en a 3 ou 4, mais rien n’est imposé), il risque de trouver le temps long, tout dépend de son caractère. Surtout, suivez bien les conseils du voyagiste au sujet des précautions à prendre pour le soleil et n’oubliez pas les imodiums (ou autre...). Mais il n’y aura pas de problème, vous serez chouchoutés. Je vous souhaite un bon voyage,c’est dépaysant et magique. Si vous partez avec STI et que votre guide se prénomme Manuel, donnez-lui, SVP, le bonjour de Francine et JPP. Je suis à votre service pour d’autres renseignements.

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