jeudi 5 octobre 2006, par Stéphane Peyrelongue
Onze pays interdisent l’entrée sur leur territoire aux séropositifs. Parmi eux, la Russie, la Chine mais aussi celui qu’on appelle le « pays de la liberté » : les Etats-Unis... Une atteinte aux droits individuels que dénoncent les associations.
On se croirait revenu à l’époque de la chasse aux sorcières aux Etats-Unis ou à la traque des dissidents du régime soviétique en URSS. Aujourd’hui la nouvelle bête noire des Etats-Unis mais aussi de neuf autres pays (Russie, Arabie saoudite, l’Arménie, Bruneï, Chine, Corée du Sud, Irak, Moldavie, Qatar et Soudan), porte le nom de HIV. Si « l’affaire » ressurgit aujourd’hui, elle n’est pas nouvelle ! Depuis 1987, ces dix pays interdisent l’accès sur leur sol aux malades atteints du Sida. A l’époque, on croyait encore pouvoir attraper la maladie avec un simple échange de verre ou en s’asseyant sur la même chaise ! Plus de la moitié des Etats membres de l’Onu applique des mesures discriminatoires à l’encontre de la liberté de circulation des séropositifs, tels la Belgique, la Grèce ou l’Autriche. Alors que les mentalités ont évolué et qu’on connaît les moyens de transmission du HIV, les statuts de certains pays n’ont pourtant pas changé. Par exemple, la découverte de la séropositivité chez un voyageur peut encore conduire à une expulsion immédiate ! Une hérésie que les associations de lutte contre le sida ont décidé de combattre pour ne plus « porter atteinte à la libre circulation des personnes »... (suite)
Source : Marianne en ligne
Voir en ligne : Sida la double peine !